Avant de rencontrer Cécile, c'est plutôt le monde des papillons qui attirait mon objectif photo. Je suis en effet passionné par ces insectes depuis mon enfance, sans pouvoir expliquer pourquoi, comme Cécile l'était pour les chevaux...
Ma première rencontre avec Cécile remonte à fin 1993 : elle s'était inscrite à un atelier photo que j'animais à Antony. J'ai alors découvert sa très vive passion pour les chevaux, et c'est en 1995, à l'occasion d'un séjour en Camargue, que nous avons, Cécile et moi, commencé à photographier les chevaux ensemble. C'est d'ailleurs de ce séjour que Cécile a sélectionné sa première photo, celle d'un cheval de Camargue dans un cadrage qui marquait déjà l'originalité de son approche (voir ci-contre). Petit jeu : parmi les photos ci-dessus, retrouvez celle que j'ai faite du même cheval, au même moment... C'est vraiment intéressant de voir la différence de regard que deux photographes peuvent porter sur le même sujet !
Je n'aurais donc probablement pas photographié les chevaux si je n'avais pas rencontré Cécile ! Il faut dire que pour un photographe, c'est difficile de rester indifférent face à la beauté brute et graphique de ces équidés !
Je reste malgré tout toujours intimidé par la taille de ces animaux (il faut dire que c'est un autre gabarit que les papillons !), mais comme vous pouvez le voir ci-contre (avec des Percherons !), j'ai pris de l'assurance par rapport à mes débuts, où j'étais obnubilé par la peur que le cheval me marche dessus !
Après le décès de Cécile, je me suis demandé si j'aurais toujours envie de photographier les chevaux. En dehors du fait que ces moments passés ensemble dans les prés à les photographier me manquent terriblement, je sais aujourd'hui que j'ai envie de mieux les connaître, et bien sûr de continuer à les photographier ! C'est sûr, Cécile m'a transmis sa passion !